LA SECONDE GUERRE MONDIALE

1939-1945

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20 DATES-CLES

Janvier 1933 : arrivée d'Hitler au pouvoir en Allemagne

Août 1939 : signature du pacte germano-soviétique

Septembre 1939 : attaque de la Pologne (Début de la guerre)

Juin 1940 : France vaincue. Angleterre seule en guerre

Juin1941 : Hitler attaque l'URSS

Décembre 1941 : le Japon attaque les États-Unis (Pearl Harbor)

1942 : batailles de Midway, Stalingrad, El-Alamein

Janvier 1942 : Conférence de Wannsee (Solution Finale)

Novembre 1942 : débarquement allié en Afrique du Nord

1943 : reconquête lente de l'Italie

Février 1943 : l'Allemagne capitule devant Stalingrad

6 juin 1944 : débarquement allié en Normandie

Août 1944 : débarquement allié en Provence

Février 1945 : conférence de Yalta

Avril-mai 1945 : morts de Roosevelt, Hitler et Mussolini

8 mai 1945 : fin de la guerre en Europe

Juin 1945 : création de l'ONU

Juillet 1945 : Conférence de Potsdam (sort de l'Allemagne)

2 septembre 1945 : fin de la guerre en Asie

 

INTRODUCTION :

Hitler avait prévu de faire débuter la guerre en 1942 mais les Occidentaux ne lui en ont pas laissé le temps. La crise de 1929 est à l'origine de l'arrivée au pouvoir de dictatures dans certains pays comme l'Allemagne (nazisme d'Hitler), le Japon (Hiro-Hito), l'Espagne (franquiste de Franco). En Italie, le pouvoir est dictatorial depuis 1922 avec le fascisme de Mussolini. Beaucoup de ses pays sont des déçus des traités d'après-guerre (Allemagne, Italie, Japon, Hongrie). Ce mélange d'amertume, de volonté expansionniste, de crise économique ajouté à des ambitions et des programmes personnels parfois mégalomanes expliquent le déclenchement de la guerre. Les agressions et même des guerres ont marqué les années 30 : annexion de la Mandchourie en 1931, lutte nationalistes-communistes en Chine de 1927 à 1934 avec la Longue Marche, remilitarisation de la Rhénanie en 1935, rétablissement du SN en 1936, guerre d'Éthiopie par les Italiens, guerre d'Espagne entre 1936 et 1939. Ces agressions sont d'autant plus dangereuses que ces régimes se sont alliés (Axe en 1936, Pacte anti-komintern en 1937) 

L'étude de la guerre se décompose en trois temps : les victoires de l'Axe entre 1939 et 1942, les victoires des Alliés entre 1942 et 1945 avec entre les deux le tournant de 1942. Entre ces deux temps forts, nous ferons une pause pour étudier l'Europe allemande

 

I - LES VICTOIRES DE L'AXE

A - LA BLITZKRIEG ALLEMANDE

1)    Les conquêtes

 

De 1939 à 1942, les Allemands s'emparent de la plus grande partie de l'Europe alors que 10 ans auparavant, personne en Europe n'aurait songé à une telle éventualité bridée qu'était l'Allemagne par le traité de Versailles. Un tel résultat est à mettre au compte d'Hitler qui a su se donner les moyens de vaincre en guère plus de six ans. 

Avant la guerre, Hitler s'est emparé de l'Autriche en 1938 et d'une partie de la Tchécoslovaquie en 1939. (CARTE PAGE 15 n°1) L'Allemagne s'empare de 1939 à 1941 d'une grande partie de l'Europe. Le choix des pays à attaquer est savamment choisi. Escargot : Pologne (septembre 1939), Norvège et Danemark (avril 40), Pays-Bas et Belgique (mai 40), France (mai-juin 40), Yougoslavie (avril 41) et Grèce (avril 41), URSS (juin 1941)

Des pays deviennent immédiatement, sans combattre, des alliés d'Hitler (Hongrie d'Horthy, Roumanie, Bulgarie). Certains des pays conquis collaborent avec l'Allemagne (Croatie, France de Pétain, Ukraine)

 

2 - Les raisons de la réussite de la Blitzkrieg

 

Les explications à cette réussite sont multiples.

a - Il y a eu de la part d'Hitler une bonne part de bluff quand il multiplie les agressions contre ses voisins : il compte sur l'attentisme de ses plus redoutables adversaires (France et Angleterre) jusqu'au jour où l'attaque de la Pologne déclenche la guerre.

b - Chaque agression, en temps de paix ou de guerre, a été savamment préparée sur le plan diplomatique. Le but était à chaque fois d'isoler diplomatiquement le pays à annexer. On s'aide pour cela en demandant au voisins de participer au dépeçage du pays. Ainsi pour la Pologne, Hitler a signé des traités avec les voisins Tchécoslovaquie, Roumanie et surtout URSS en 1939 et même avec la Pologne (1934). Hitler veut éviter d'avoir à combattre comme en 1914-1918, sur deux fronts Est et Ouest.

c - Hitler essaie à chaque fois de se faire passer pour la victime et monte des agressions factices.

d - Depuis 1933, Hitler a tout misé sur l'armée. Il a relancé l'industrie de guerre qui tourne à plein régime dès 1937 même s'il ne s'estime pas prêt avant 1942. Il rétablit le SN en 1936 et met à la tête de l'armée des hommes qui lui sont entièrement dévoués comme Jodl (Cf C'est lui qui dirige l'armée et les AE). Il choisit des plans d'attaque originaux qui déroutèrent les adversaires : le plan mis au point par Guderian. Ce plan d'attaque prévoit quatre temps : 

- envoi de parachutistes derrière les lignes ennemies pour perturber les communications (téléphone et ponts)

- envoi des avions de bombardement (Messerschmitt)

- envoi des chars Panzer

- nettoyage des poches de résistance par les chars et l'infanterie.

3 - Les limites de la Blitzkrieg

Cette tactique a deux inconvénients majeurs : elle fait beaucoup de prisonniers qui distraient une partie des troupes et c'est une tactique qui nécessite une bonne logistique. Quand Hitler s'enfoncera en URSS, le ravitaillement sera plus difficile et il échouera. Mais en 1940-1941, cette tactique marche à merveille sur de petits pays qui demandent la paix rapidement.

De surcroît, c'est une tactique qui ne peut fonctionner que sur des champs de bataille terrestre. Avec l'Angleterre, il lui faut adopter une autre stratégie moins performante. Dans un premier temps, Hitler avait pensé que l'Angleterre s'allierait avec l'Allemagne après la chute de la France son alliée. Très vite, il s'est aperçu que l'Angleterre continuait la lutte (cf- L'Angleterre ne supporte pas un pays étranger à Anvers fût-il Allemand ou autre). A partir d'octobre 1940, depuis les bases nouvellement conquises des Pays-Bas, de Belgique et de France, il peut attaquer sans arrêt l'Angleterre qui est seule en guerre pour un an et demi. En avril 1941, son allié Mussolini attaque la Grèce sans son accord et Hitler est dans la situation qu'il redoutait tant : combattre sur deux fronts. C'est ce qui sauvera l'Angleterre. L'utilisation du radar et la présence de Churchill jusqu'au boutiste feront le reste.

B - LES VICTOIRES EN ASIE 

 

Pendant ce temps, le Japon ne reste pas inactif. Un accord tacite a été conclu entre Hitler et les militaires japonais sur les zones d'influence respectives. Le Japon, d'île en île, s'impose dans le Pacifique. Il s'empare, entre 1939 et 1942, en grande partie de colonies européennes (Indochine à la France, Birmanie et Singapour à l'Angleterre, Indonésie aux Pays-Bas). Ces victoires faciles s'expliquent par la faiblesse militaire des adversaires qui ont rappelé en métropole armes et armées, par le bon équipement des Japonais et par la politique pratiquée par le Japon qui a tenté de faire disparaître le colonialisme et a associé au pouvoir des autochtones s'attirant ainsi, dans un premier temps la sympathie des colonisés. 

 

II - L'EUROPE SOUS DOMINATION ALLEMANDE

A - CARTE DE L'EUROPE ALLEMANDE EN 1942 

 

Cette carte distingue six types de pays :

- l'Allemagne : "Grande Allemagne" construite sur le pangermanisme qui regroupe tous les germanophones et expulse tous les indésirables. Autriche, Sudètes, Alsace-Lorraine, Pologne.

- alliés de l'Allemagne : Italie, Finlande, Hongrie, Roumanie, Bulgarie. Ce sont sauf pour la Finlande (système totalitaire), tous des déçus des traités de 1919-1921. Ce sont aussi des pays très dépendants économiquement de l'Allemagne et qui ont des affinités idéologiques.

- États satellites de l'Allemagne : États qui ont été conquis militairement et qui ont vu se mettre en place des régimes fantoches (France de Vichy avec colonies, Bohême-Moravie, Slovaquie, Croatie, Norvège de Quisling)

- États occupés : on distingue deux types de zones

* les zones bien contrôlées militairement en Europe de l'Ouest (France du Nord, Belgique)

* les zones assez bien pacifiées mais pas encore sûres URSS (Protectorat d'Ukraine, des pays baltes, GG de Pologne)

* les zones de combat (URSS) 

- États en guerre contre l'Allemagne

Ils sont au nombre de deux ce qui est peu mais sur le long terme, l'avantage est certain : Angleterre et URSS. Il y a deux fronts, et ces deux pays sont soutenus par la plus grande puissance de l'époque, les États-Unis.

- États neutres

Les neutres le sont soit par tradition (Suisse, Suède) soit par intérêt (Espagne, Turquie), soit les deux en même temps. Les neutres peuvent se ranger en deux catégories :

* les neutres favorables à l'Axe : Espagne, Portugal pour affinités idéologiques, Turquie pour des raisons historiques, Suisse pour des raisons ethniques et financières.

* le neutres favorables aux Alliés : Irlande, Islande

* La Suède constitue un cas à part car elle reste strictement neutre et vend son fer aux deux camps.

B - COLLABORATION ET RÉSISTANCE

 

Collaboration et résistance sont les résultats d'un fait indéniable : la présence des Allemands, des Italiens ou des Japonais dans un pays qui n'est pas le leur. Certains nationaux ont décidé de lutter contre l'occupant, d'autres de l'aider. En tout état de cause, chacune de ces deux positions sont radicales et ne concernent qu'une toute petite partie de la population. La très grande majorité des peuples (belges, danois, français) ont eu une attitude attentiste.

Les motivations des uns et des autres sont variables.

1 - Ont été collaborateurs des militants d'extrême droite (Doriot, Déat, Quisling, Pavelitch), des anti-sémites, des aventuriers , des opportunistes politiques, des intellectuels .

La collaboration peut être le fait de particuliers, de partis politiques (PPF, Franquisme), de groupes ethniques (Croatie, Ukrainiens) ou d'Etat (Norvège, France).

La collaboration prend plusieurs formes et vise à aider les Occupants à appliquer leur politique : lois antisémites, recrutement de main-d'œuvre, désarmement, création d'unités militaires pour le front russe, livraisons de biens agricoles et industriels

CAS particulier : la FRANCE DE VICHY

En juillet 1940, Pétain transforme le régime de la III° République et instaure l'État Français. Ce régime est né de la défaite suite à l'armistice de juin 1940 qui est très dur pour la France (désarmement), pillage financier et économique). Malgré la présence d'une Assemblée, le régime est totalitaire et Pétain, âgé, ne contrôle pas la situation. Il est manipulé par les collaborateurs (Laval) et les Allemands. Des octobre 1940, il collabore avec l'Allemagne. A l'intérieur, Pétain et ses hommes instaure un nouvel ordre moral ("TFP"), on dénonce les Juifs, les Francs-maçons, les marxistes, on met en valeur l'éducation, l'ordre, les familles nombreuses. Il faut distinguer entre les maréchalistes et les pétainistes. Dans la réalité de tous les jours, les Français sont plus préoccupés par les besoins élémentaires (manger, se loger, se chauffer) (DUTOURD)

En novembre 1942, Hitler envahit la zone sud et la France est totalement occupée. Pétain n'a plus aucune liberté de manœuvre et pourtant il tient jusqu'en juin 1944. D'autres pays ont connu ce type de collaboration (Finlande)

 

2 - La frontière est mince entre les deux. Certains collaborateurs sont passés à la résistance comme nombre d'officiers français en novembre 1942. L'entrée en résistance est plus difficile et plus longue que la collaboration. Rares sont ceux qui résistent depuis le début de la guerre. Petit à petit, avec les mesures des occupants, on assiste à un gonflement des effectifs. Le STO (n° 3 page 45) a créé les maquis-silos et l'arrivée des Alliés en 1944 a miraculeusement fait apparaître des résistants de la "dernière heure".

Là encore les motivations sont nombreuses : choix politique, analyse de la situation, refus de partir en Allemagne, peur des déportations.

La résistance est surtout le fait de particuliers mais très tôt des gouvernements en exil (Pologne, Belgique) ou des hommes politiques (De Gaule) tentent de structurer des réseaux pour rendre l'action plus efficace mais cette structure doit être alvéolaire pour ne pas être détruite.

Résister, c'est fournir des renseignements, fournir des armes et du ravitaillement, délivrer des prisonniers ou les aider à mourir, exécuter les traîtres, saborder l'effort de guerre ennemi, tirer un journal , harceler en 1944-45 les troupes ennemies qui se replient, saboter

Conclusion : tous les pays occupés ont connu ces deux attitudes.

 

C - L'UNIVERS CONCENTRATIONNAIRE

 

Lorsque le parti NSDAP arrive au pouvoir en 1933, il est muni d'un programme politique mais aussi d'une conception particulière du monde en termes humains. Rosenberg, l'idéologue du parti, et Hitler (Mein Kampf) ont repris une échelle des races au bas de laquelle se trouvent Juifs et Tsiganes et au sommet de laquelle se trouvent les Aryens.

Toute la politique allemande a consisté à favoriser le développement des Aryens (haras et Lebensraum) et à exterminer les peuples considérés comme inférieurs.

Les premiers camps sont ouverts dès 1933 en Allemagne (Dachau) pour rééduquer les opposants politiques. Avec la guerre, les Nazis ouvrent des camps qui ont pour tâche d'exterminer les indésirables et parfois de les utiliser économiquement aux limites de leurs forces. C'est lors de la Conférence de Wannsee de 1942 qu'est pris la décision d'exterminer tous les Juifs d'Europe. 

Cette extermination se fait de deux façons soit lors des conquêtes (Einsatzgruppen) soit dans les camps d'extermination  ou des ghettos.

Dans ces derniers, on y meurt de faim, de travail, de maladie, de mauvais traite-ment, d'extermination pure et simple .

10 M de personnes sont mortes en camp dont 6 M de Juifs, des Tsiganes, des Slaves, des politiques. 

Le camp est un monde à part où toute notion commune est renversée à l'image de la svastika. Les maîtres du camp, hormis les SS peu nombreux, sont les droits communs .

 

III - L'ÉCROULEMENT DE L'AXE

 

A - LE TOURNANT DE LA GUERRE : 1942

 

En fait, le changement s'opère en 1941 quand l'Allemagne s'attaque à l'URSS par surprise et le Japon aux États-Unis en décembre 1941 . La guerre devient alors mondiale.

Ces deux grandes puissances sont longues à se mobiliser : l'URSS parce qu'elle a été prise par surprise, Staline a refusé de croire à cette attaque et les Soviétiques ont dans un premier temps reculé abandonnant aux Allemands les riches régions industrielles et agricoles du pays. Les États-Unis sont longs à intervenir car il leur faut mettre sur pied une armée de conscription ce qui prend environ 6 mois et il leur faut mettre en route une industrie de guerre même si depuis 1940, l'Angleterre était alimentée.

Passé ce temps de latence, les nouveaux Alliés bloquent les puissances de l'Axe en trois endroits en 1942

1) Midway en juin 

2) El-Alamein en octobre (défaite de Rommel) et débarquement d'Afrique du Nord en novembre

3) Siège de Stalingrad (3 ans) capitulation allemande en janvier 1943.

 

B - LA GUERRE TOTALE

 

A partir de là, les EU prennent en charge la totalité de l'aide financière et matérielle de la guerre durant l'année 1943. 

Les EU luttent avec l'UK en Asie tandis que Américains, Anglais et Français luttent en Afrique et Europe.

Staline réclame depuis 1942 l'ouverture d'un second front en Europe pour le soulager. Les Anglo-Saxons commencent par débarquer en Italie ("ventre mou") depuis la Tunisie et veulent amorcer le recul des japonais dans le Pacifique). Puis ils décident deux débarquement en juin et août 1944 .

Cette guerre est une course à l'innovation technologique. Celui qui aura une arme supérieure l'emportera. La production d'armes (katioucha, Sherman, rada) et le potentiel humain (colonies, ponts coupés sur la Volga) sont désormais du côté allié. L'Allemagne est dominée dans les airs et sur les mers, le blocus se fait sentir, la main-d'œuvre et les régiments se font rares. Le coup de grâce est donnée avec le débarquement de Normandie (page 25) et de Provence en août.

 

C - LA CHUTE DE L'ALLEMAGNE ET DU JAPON

 

Prises en étau, les troupes allemandes de France sont obligées de se replier, les Anglais pilonnent systématiquement les villes allemandes stratégiques (Ruhr, Cologne, Dresde, Hanovre). Les Soviétiques font de même de leur côté. Ils libèrent leur territoire puis libèrent la Pologne, la Hongrie, … . Berlin tombe en mai 1945 aux mains des Soviétiques (page 21). Les troupes US et URSS se rencontrent à Torgau/Elbe. L'armistice est signé le 8 mai 1945. Hitler s'est suicidé.

En Asie, les Américains reconquièrent les îles les unes après les autres et s'attaquent à l'archipel (80%). En août et septembre 1945, explosent les deux bombes nucléaires. Le Japon signe l'armistice le 2 septembre. La guerre est finie.

IV - BILAN DU CONFLIT

A - BILAN HUMAIN 

 

La guerre a fait 50 M de victimes ce qui est le résultat d'une guerre totale. Pour la première fois civils et militaires se partagent ce triste bilan. Les morts militaires se répartissent tout au long de la guerre mais selon les pays, certaines périodes sont plus meurtrières ( Allemagne : toute la guerre, France : début de la guerre, URSS : depuis 1941). Les morts civils sont répartis de façon différente (Français : début et fin, Allemands et Japonais : fin, URSS jusqu'en 1943). Les Américains n'ont eu que des morts militaires.

Les morts s'expliquent par les combats, les exécutions sommaires, l'extermination (10M), les bombardements des deux camps, les représailles (Or Adour, Lidice, Vassieux).

Géographiquement, l'Europe est la plus touchée (36M). L'Europe de l'Est est la plus touchée à cause de la longueur des combats (URSS) et de la présence de populations jugées indésirables par les Nazis (Juifs de Pologne, Slaves). De tout les pays, l'URSS paye le plus lourd tribut (20M)

 

B - BILAN MATÉRIEL 

 

         Le bilan matériel est catastrophique. L'Europe est en ruines. Ponts, routes, villes et villages (Stalingrad, Berlin (Normandie page 49), Londres), mines, tunnels, ports (Toulon, Anvers, Hanovre) sont en grande partie détruits. Les agricultures sont désorganisées (France, Pologne, URSS). Quelques sites sont préservés (Rome, Paris)

Il faudra dans un premier temps rétablir un minimum de commodités (dégager les rues, approvisionner en eau). Puis viendra le temps de l'estimation des dégâts.

C - BILAN MORAL ET POLITIQUE

1 - BILAN MORAL

La guerre ayant été totale et fondée sur des principes nouveaux de nature idéologique (peuples "inférieurs"), les conséquences morales sont primordiales. les esprits ont été marqués par la violence. Les personnes sont traumatisées par la vie dans les camps ou par le fait d'apprendre leur existence, par les bombardements d'une violence inouïe, par les bombes nucléaires, par les exécutions sommaires. (Ciociara).

La communauté internationale ne peut pas laisser passer de tels horreurs d'où la création de tribunaux pour juger les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre. Celui de Nuremberg (page 63) en 1945-1946 est le plus connu mais il y en eut d'autres (Tokyo). La vingtaine de dignitaires du NSDAP fut condamnée (à mort pour Goering, Rosenberg, Frick, à la prison pour Hess)

 

2 - BILAN POLITIQUE ET TERRITORIAL

 

En 1945, deux grandes puissances tiennent le devant de la scène, les deux artisans de la victoire : les États-Unis et l'URSS. Cette dernière est en position plus délicate car une partie des combats a eu lieu sur son territoire ce qui l'a affaibli économiquement. Elle possède la plus forte armée terrestre du Monde.

Les EU ressortent grand vainqueur et possède en 1945, 80 % du stock d'or mondial. Leurs usines tournent à plein et ils possèdent l'arme nucléaire.

La grande perdante de ce conflit est l'Europe qui s'est suicidée. Les combats ont eu lieu sur son territoire, ses armées ont été anéanties ou ont montré leurs faiblesses. Les colonies françaises, anglaises et hollandaises en profitent pour se soulever. La Guerre, après celle de 1914-1918 et la crise, a achevé le continent européen. Désormais pour se relever, l'Europe ne peut compter que sur les deux Grands. 

Sur le plan territorial, il y a de profonds changements. Ce sont des conférences de 1945 à 1955 qui fixe les nouvelles frontières. La plus célèbre est celle de Yalta.

L'Allemagne est réduite et partagée, l'URSS s'étend sur la Pologne et annexe les pays baltes, la Pologne s'étend sur l'Allemagne.

Commence alors la Guerre Froide qui voit s'opposer USA et URSS en Europe, l'Ouest sous domination américaine et l'Est sous domination soviétique.

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