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OUVERTURE INTERNATIONALE ET MONDIALISATION ~ INTRODUCTION Problématiques Ce chapitre
du programme s’articule autour de trois grandes questions :
Liens avec d’autres thèmes Ce chapitre
peut se relier à toutes les parties économiques du programme :
CE QU’IL FAUT SAVOIR Les flux d’échanges internationaux
Au cours du 19ème siècle, les progrès réalisés
dans le domaine des transports ont permis au commerce international de
croître plus rapidement que les productions nationales. Après un recul
de 1914 à 1945, les échanges internationaux ont repris leur croissance
(ils ont été multipliés par cinq depuis le milieu du siècle).
Si les produits échangés sont essentiellement des produits
manufacturés, les services voient leur part grandir tandis que les
produits primaires, agricoles ou miniers, connaissent un recul relatif.
Les PDEM auxquels ont peut ajouter aujourd’hui les NPI asiatiques,
sont les principaux acteurs du CI. La majorité des échanges
s’effectue entre trois zones : l’Europe occidentale, l’Amérique
du Nord et l’Asie de l’Est (la Triade).
Il faut enfin remarquer que les flux d’investissement
directs à l’étranger progressent aujourd’hui plus rapidement
que les flux de marchandises (notamment dans le secteur des services qui
nécessitent souvent une implantation locale). Les théories de l’échange international Les théories
explicatives de l’échange internationale peuvent se classer en deux
groupes : ·
une approche classique
expliquant le CI par la spécialisation des productions nationales. Ce sont les auteurs classiques Smith et surtout Ricardo qui sont à
l’origine de cette théorie, reprise et développée par le courant néoclassique
avec le modèle HOS. ·
une approche
contemporaine qui explique le CI par d’autres facteurs que la spécialisation. Cette approche se veut beaucoup plus pragmatique et se fonde sur
l’analyse empirique des faits.
Pour Adam Smith, un pays a intérêt à produire et exporter des
produits pour lesquels il détient un avantage absolu (la
production nécessite moins de travail) et importer les autres produits.
Ricardo reprend l’idée de Smith mais il montre également que les
nations ont intérêt a se spécialiser dans les productions où elles détiennent
l’avantage relatif (comparatif) le plus grand ou le désavantage
relatif (comparatif) le plus faible. En effet la spécialisation
engendre une meilleure allocation des ressources disponibles pour les
deux pays et leur procure un gain si elles échangent leurs
marchandises. Le théorème néoclassique Hecksher, Ohlin et Samuelson
explique l’origine des avantages comparatifs par la dotation en
facteurs de production (travail, capital ou ressources naturelles)
dont bénéficient les nations. Les pays ont intérêt à se spécialiser
dans la production qui utilise le facteur le plus abondant donc le moins
cher.
Cependant, l’analyse des faits révèle qu’aujourd’hui, les
échanges s’effectuent essentiellement entre des pays ayant des niveau
de développements semblables et portent sur des produits similaires :
les échanges intra-branche ( par exemple les échanges
d’automobiles entre la France et l’Allemagne). La demande de différenciation
des consommateurs et le cycle de vie du produit, d’abord fabriqué
dans le pays créateur puis copié par les pays voisins et concurrents,
expliquent ce phénomène. Les firmes multinationales qui
pratiquent une division internationale du travail à l’intérieur
des zones où elles sont implantées, créent des échanges de produits
intermédiaires entre les pays de la région jusqu’à l’assemblage
du produit final (informatique ou automobile). Libre
échange et protectionnisme
Depuis 200 ans, les CI a successivement connu des périodes de libre
échange ou de protectionnisme. Frederic List soutenait que
les industries naissantes ont d’abord besoin d’être protégées
pour assurer leur développement avant d’affronter la concurrence
internationale. Cette stratégie a été mise en œuvre avec succès par
l’Allemagne au 19ème siècle, puis par les NPI asiatique
à partir des années 60.
Cependant la fermeture des économies à la suite de la crise de
1929 a montré que cette politique peut s’avérer désastreuse pour la
production si elle est généralisée.
A l’issue de la seconde guerre mondiale, les pays occidentaux
ont donc souhaité rouvrir leurs économies en réduisant les entraves
protectionnistes. Le General agreement on tariffs and trade signé
en 1947 a donné lieu à des cycles de négociation réguliers entre
Etats signataires, les rounds. Les barrières tarifaires
ont été progressivement abaissé pour un nombre croissant de produits.
A la suite de la forte croissance des échanges et du nombre des pays
signataires, les conflits se sont multipliés. L’Organisation
mondiale du commerce, un organisme permanent a donc été créé en
1995. Elle dispose d’une commission d’arbitrage composée
d’experts indépendants et capable de résoudre les conflits
concernant les échanges de marchandises et de services mais aussi le
respect de la propriété intellectuelle. Cependant, des barrières
non-tarifaires comme les normes techniques, de sécurité ou
sanitaires, les quotas de diffusion dans les médias permettent toujours
de limiter les importations. Les
conséquences de la mondialisation
La libéralisation des échanges a provoqué une hausse de la
pression concurrentielle pour les activités économiques non-protégées.
On distingue la compétitivité-prix basée sur les coûts de
production (essentiellement les coûts salariaux) de la compétitivité
hors-prix ou structurelle (fonction de la capacité d’innovation,
de la qualité des produits ou des services proposés). Cette compétitivité
se mesure par le taux de couverture des différents produits.
La mondialisation remet en cause la souveraineté des Etats et
transforme les structures économiques nationales. En effet, le nécessaire
équilibre de la balance des transactions courantes conduit à un
accroissement de la contrainte extérieure pour les nations ;
les marges de manœuvre dont disposaient les Etats dans la conduite des
politiques économiques deviennent plus limitées. Les délocalisations
font disparaître les industries de main d’œuvre peu qualifiée mais
elles conduisent, dans le même temps, à une restructuration des économies
vers des activités à plus forte valeur ajoutée. Il faut toutefois
relativiser l’impact de la mondialisation sur l’emploi car de
nombreuses branches, et particulièrement les services non-marchands ou
de proximité, ne sont pas soumises à la concurrence internationale. Intégration économique et croissance
Parallèlement à la mondialisation, des groupes régionaux de
libre échange se sont constitués. Internationalisation et régionalisation
sont deux phénomènes qui ne sont pas contradictoires mais se complètent.
Cette régionalisation des échanges se manifeste par l’importance des
flux intra-zones par rapport aux flux inter-zones. L’Europe
est à ce jour un exemple réussi d’intégration économique régionale.
En moins de quarante ans, elle a évolué d’une zone de libre échange
limitée à certains produits vers une union économique pratiquant: ·
des tarifs extérieurs
communs ;
L’entrée en vigueur de l’Euro s’est accompagné de
la création d’une Banque centrale européenne chargée de
conduire la politique monétaire. L’objectif poursuivi est
d’approfondir l’intégration économique des Etats membres et de relâcher
la contrainte extérieure. D’autres régions du monde ont imité le
modèle européen sans toutefois le pousser aussi loin : MERCOSUR,
ALENA ou ASEAN. Insertion dans les échanges et développement Deux problématiques
s’opposent : ·
une approche
tiers-mondiste tend à montrer que le sous-développement est le résultat
d’un rapport de force défavorable des pays du Sud vis-à-vis du Nord.
Ces théories insistent sur la responsabilité des pays développés
dans le maintient du sous-développement.
Le développement du capitalisme au 19ème siècle
s’est accompagné de la colonisation des pays du Sud et de
l’exploitation de leurs économies (terres, matières premières et
populations). L’industrialisation des pays colonisée a été bloquée
par les nations dominantes, elles-mêmes à la recherche de débouchés
pour leur produits manufacturés (la colonisation anglaise a détruit
l’industrie cotonnière indienne au 19ème siècle). Les
pays dominés ont été spécialisés dans la production de ressources
naturelles dont ils dépendent encore aujourd’hui. Bien qu’ils ne
soient plus colonisés, les PED sont mis en concurrence les uns avec les
autres par l’intermédiaire des marchés internationaux qui fixent le
prix des matières premières, c’est à dire les ressources en devises
dont disposent ces nations. Depuis le début du siècle, on assiste à
une perte de valeur des matières premières en terme de produits
industriels : la dégradation des termes de l’échanges (seules
exceptions, les périodes de guerre et les années 1970). Pour sortir de
cette situation des stratégies d’industrialisation par
substitution aux importations (qui visent à remplacer les
importations par des productions locales) ont été mise en œuvre en Amérique
du Sud , en Algérie ou en Inde entre 1950 et 1970. Bien que cela ait
permis à ces pays de développer une base industrielle, ces mesures se
sont avérées extrêmement coûteuses pour les Etats et les produits
n’étaient pas compétitifs par rapport aux prix internationaux. Le
financement international est également responsable de la dépendance
des PED vis-à-vis des PDEM. L’envolée du prix des matières premières
dans les années 1970 pouvait laisser espérer une augmentation des
ressources futures des pays producteurs qui se sont endettés en conséquence.
Le contre-choc des années 1980 a montré que l’endettement était
excessif et qu’il provoquait des problèmes de remboursement (le
Mexique a arrêté d’honorer provisoirement ses échéances en 1982).
Face à une charge financière croissante (qui peut représenter
plusieurs années d’exportation pour le pays et plus de 50% du budget
d’un Etat), les PED les plus endettés doivent accepter les
Programme d’ajustement structurel du Fond monétaire
international pour continuer à bénéficier du crédit
international : ouverture des marchés nationaux aux capitaux étrangers,
privatisation et déréglementation des secteurs d’activité. Cette
politique a été critiquée pour son incapacité a réduire la pauvreté
du fait de la pression démographique de ces pays, et d’imposer un modèle
de développement qui exclue toute disposition sociale ou
environnementale.
Cependant l’émergence de nouveaux pays industrialisés en Asie
de l’Est (Corée du Sud, Taiwan, Hongkong et Singapour) et en Amérique
latine (Brésil et Mexique) montre que l’insertion dans les échanges
internationaux est facteur de développement. Les NPI asiatiques qui se
sont lancés dans la fabrication de produits banalisés (textile,
chaussures, jouets, sidérurgie) ont su tirer avantage de la
sous-traitance internationale pratiquée par les firmes multinationales
et créer une nouvelle DIT. Dans un second temps, ces pays ont su
faire évoluer leurs exportations vers des produits à plus forte valeur
ajoutée (valorisation des exportations) : automobile,
informatique, ou équipements industriels. Le développement s’est étendu
aux autres pays de la zone (Thaïlande, Indonésie et Malaisie puis
Chine, Vietnam et Philippines) au fur et à mesure de l’évolution des
spécialisations. Les pays leaders parviennent même aujourd’hui, à
s’imposer dans les activités de services (informatique, finance). Ces
pays (et particulièrement la Chine) concentrent la majorité des flux
d’IDE à destination du Sud. La crise asiatique de 1997 a cependant
montré que ces nations étaient de plus en plus dépendantes
d’investissements financiers orientés vers le profit à court terme
(les investissements de portefeuille) et qu’un retrait rapide
de ces capitaux pouvait les plonger dans la récession. LES MOTS POUR LE DIRE
Division
internationale du travail : la
DIT est un mode d’organisation de l’économie mondiale, où les
nations se spécialisent dans certaines activités qu’elles produisent
en excès et acceptent d’importer les biens qu’elles ont renoncé à
produire en quantités suffisantes pour satisfaire la demande intérieure. OBJECTIF BAC Des
sujets
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