LE CAPITAL ET SON ACCUMULATION
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INTRODUCTION
Problématique
L'accumulation du capital est au centre de l'analyse de la
croissance. Il convient tout d'abord de comprendre les notions -différentes- de
capital et d'investissement; puis de saisir les raisons de la décision
d'investir et de voir quels sont les moyens de sa mise en oeuvre. Enfin il
importe d'analyser l'impact de l'investissement sur la croissance
(multiplicateur) et de la croissance sur l'investissement (accélérateur).
Lien avec d'autres thèmes
CE QU'IL FAUT SAVOIR
Il n'est pas d'entreprise sans capital, c'est à dire sans
un stock d'actifs plus ou moins durables, sans moyens de production. La
Comptabilité nationale désigne comme "formation brute de capital
fixe" (FBCF) les flux annuels d'investissement ajoutés à ces stocks,
car elle ne distingue pas l'amortissement - qui correspond au remplacement d'un
matériel ancien déclassé - de l'investissement net qu'on pourrait
qualifier de "nouveau". Des deux composantes de celui-ci, il apparaît
pourtant que l'investissement de productivité se développe au détriment
de l'investissement de capacité. Au-delà de l'investissement matériel,
ce sont en fait les dépenses liées à la recherche, la formation, les
logiciels et la publicité qui progressent le plus. L'investissement
"immatériel" n'est pourtant pas inclus dans la FBCF. En France,
il en représente néanmoins 40 % du total de l'investissement.
Quatre éléments semblent déterminer la décision d'investir:
Le rétablissement des profits permet au taux d'autofinancement d'atteindre
un niveau élevé, ce qui peut contribuer à financer les investissements. De même,
un désendettement massif depuis le début des années 80 concourt à une
solvabilité d'autant plus importante que le niveau des charges financières
reste limité. L'endettement par crédit bancaire ou émission obligataire
apparaît comme d'autant moins dynamique que le coût réel des emprunts est désormais
supérieur au taux de rentabilité économique du capital (l?effet de levier).
Du fait de la faiblesse de l'inflation, on ne peut plus compter sur
celle-ci pour alléger la dette comme lors des années 70. Le financement par
augmentations de capital et émissions d'actions s'est, en revanche, développé
au rythme de la modernisation de la Bourse de Paris, des allégements
fiscaux octroyés aux ménages et de l'intérêt accru de ces derniers pour les
placements financiers.
Au total, une large part des fonds levés sur les marchés de
capitaux n'a, pourtant, pas servi à accroître le stock de capital technique.
Elle a surtout permis de financer la croissance externe par concentration des
entreprises. Les années 80-90 sont celles où les "effets de
taille" deviennent déterminants. Comme si les comportements stratégiques
des groupes l'emportaient désormais dans les faits pour rendre la concurrence
bien "imparfaite", en tout cas bien différente du "modèle"
standard. C'est dans ce contexte que la RD (recherche-développement) et,
à défaut, les alliances jouent un rôle croissant.
Il existe une corrélation étroite entre le niveau de
l'investissement et la croissance économique. A court terme, l'investissement
est une composante de la demande et stimule l'activité économique. Deux mécanismes
sont à l’œuvre:
A long
terme, il
accroît les capacités de production (notamment en véhiculant le progrès
technique) et en engendrant des externalités positives.
CE QU'IL FAUT SAVOIR FAIRE
Comprendre les mécanismes suivants :
Comprendre le lien taux d'intérêt - investissement
LES MOTS POUR LE DIRE
|
capital investissement (types) concentration (types) FBCF croissance externe/interne effet de levier |
rentabilité économique et financière taux d'investissement taux de marge multiplicateur accélérateur |
OBJECTIF BAC
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